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Une
môme crevette, une femme fatale, un boucher sanglant, des
maffiosi d'opérette, une pute sur le retour, une
mère courage et de pauvres musiciens
déboussolés avec leur violoncelle et leur piano
sous le bras qui jouent et arrangent Vian, comme si c'était
le premier jour, et alors là, on s'écrie : ben
oui Vian se dit, se malaxe, se triture, s'égosille, se
pulse, se rape, se clame et l'on redécouvre et l'on rit,
sourit, parfois pleure.
Et comme le grand Boris n'aimait pas les
tiroirs ni les compartiments, ni les clichés, ni les
idées toutes faites et surtout pas les cons et bien nous
allons nous jeter dans l'aréne, en opposant à la
tristesse et au désenchantement, pulsations, rythmes,
couleurs, mouvements explosions, lumières, tendresses
cruelles, joies mélancoliques, nostalgies
«jazzique», guerres enfantines, douceurs
mordantes, révoltes joyeuses,
irrévérence profonde.
Evidemment Vian est Vian.
Et l'on se dit : ben, oui, Vian, c'est nous et ça
s'écrit à la trompette.
2009
cinquantenaire
de
la mort de
Boris
VIAN
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